Recul des ventes dans l’immobilier

D’après l’agence Century 21, les ventes de biens immobiliers auraient connu une baisse de 2.8% pour le premier semestre 2014 par rapport au même semestre l’année dernière. Il faut rapporter cette baisse au fait que le prix du mètre carré continue de baisser. De fait, en valeur absolue, l’argent dépensé dans la pierre est moins important pour une même surface; seulement, cela n’explique pas tout puisque le nombre de transactions seul a baissé de 6.8% pour les appartements, ce qui laisse penser que le problème se manifeste donc surtout dans ces chiffres de transactions. En l’occurrence, est mise en cause la loi ALUR de mars 2014, qui stipule que de nombreux documents administratifs doivent être attachés à une offre dans une copropriété -donc dans les immeubles.

Une classe moyenne à moyenne-basse qui achète

Aujourd’hui, la classe moyenne entend accéder à la propriété. Les principaux acquéreurs immobiliers sont actuellement les ouvriers et cadres moyens, qui contribuent aux achats à hauteurs respectives de 42% et 25% environ. Les cadres supérieurs et les commerçants, eux, achètent de moins en moins: on constate un recul de 2% et 10% respectivement! Ils ne représentent donc plus qu’une faible part des transactions sur le marché de l’immobilier.

Les résidences secondaires ne sont plus à l’ordre du jour

Actuellement, plus de 70% des achats immobiliers se font dans le but, pour l’acheteur, d’acquérir une résidence principale. L’achat de résidences secondaires est passé, justement, au seconde plan au moment où les classes moyennes n’ont plus accès à la consommation et où les classes supérieures ont déjà un patrimoine immobilier conséquent.

Les prix à Paris?

La capitale française est l’une des plus chères en matière de logement. Les prix ont nettement baissé ces dernières années, mais il reste difficile de se loger à Paris. D’ailleurs, les prix semblent repartir à la hausse avec un timide +0.3% qui porte le mètre carré à presque 8230€. À cause du manque de nouvelles constructions, la pression des prix parisiens risque de persévérer encore un moment.