L’austérité mène à la « catastrophe »

Depuis le début de la crise, c’est la réponse qui fâche, la réponse pourtant apparemment facile du côté des politiques, et ce quel que soit leur bord. De droite à gauche, sans changements, on réduit les dépenses, on augmente les impôts dans l’espoir jusqu’à lors vain de combler le déficit étatique et de pouvoir afficher à nouveau une balance interne positive… ou au moins relativement peu négative, parce que, en somme, ce n’est pas grave (tout le monde est dans le rouge, des particuliers à l’Etat, de l’Etats aux Etats… c’est à se demander où est passé tout cet argent. Oh, regardez, là, sur votre droite, un Yatch non imposable!)

La gauche avait pourtant promis la reprise

En théorie, les idéologies gauchistes tendent à une intervention étatique qui, certes, repose sur une imposition sévère mais qui, surtout s’appuie sur des dépenses en conséquences. Or le système semble rouillé: les classes moyennes hautes et basses doivent soutenir, d’une part, le poids de frais engendrés par des distributions trop minimes aux classes inférieures, mais aussi d’autre part la tolérance et les niches vis-à-vis des classes supérieures qui, rappelons-le, sont de grands consommateurs que l’on pense utiles au pays (parce que, bien entendu, sa résidence tertiaire aux Maldives et son achat compulsif de tomates françaises « just because I can » vont aider l’économie à repartir). Résultat, tout semble bloqué entre des classes pauvres qui n’ont pas assez, des classes moyennes à qui l’on prend trop et des classes aisées qui fuient à l’étranger. Définitivement, les mesures prises par les socialistes jusqu’à présent ne sont pas à la hauteur des attentes qui les menèrent au gouvernement en 2012.

la théorie de l’intervention étatique

D’une manière générale, on estime que le libéralisme suggère une non-intervention étatique dans la mesure où le marché doit se réguler par lui-même, tandis que le socialisme suggérerait au contraire de palier aux échecs de ce même marché. Apparemment, les temps durs laissent passer l’austérité au premier plan… et ce n’est pas bon signe pour l’économie.