Les dépenses médicales au coeur du débat

Caisses vides, poids de la santé, trou de la sécu, rigueur… Le refrain tourne en boucle et, définitivement, il sonne de plus en plus faux aux oreilles d’un contribuable moyen qui est coincé entre le manque d’aides qu’il perçoit et le montant des impôts qu’il se doit de payer sans pouvoir envisager l’exil fiscal parce que, justement, il n’est que moyen. Pourtant, l’augmentation des dépenses de santé n’ont augmenté que faiblement dans l’OCDE depuis le début de la crise. Naturellement, en vue du système d’aides développé en France, le pays est l’un des premiers en terme de poids de la santé dans le PIB, et ce malgré la baisse enregistrée dans l’achat de produits pharmaceutiques.

Encore des disparités énormes

Après une tendance à la baisse assez significative, les dépenses médicales en 2012 ont regagné du terrain dans les pays de l’OCDE (affectueusement surnommé « le club des pays riches »). Seulement, cette tendance globale n’a pas vraiment de signification pure dans la mesure où les disparités sont conséquentes, et ce à grande comme à petite échelle. De cette manière, l’Union Européenne compte des dépenses de moins en moins importantes dans le domaine (en Grèce surtout, qui accuse un recul de 25%) alors que l’Amérique du Sud par exemple compte des augmentations nationales jusqu’à presque +9%.

La France au coeur du débat

Nécessairement, quand il s’agit de dépenses sociales, on prend en modèle référent la France, troisième pays le plus dépensier -en volume- en terme de santé. Devant elle, les Pays-Bas et… les Etats-Unis, où se faire opérer pour une appendicite peut vous mettre sur la paille et où de nombreux citoyens vivent sans couverture sociale (mais avec 300 000 000 d’habitants, on arrive rapidement, en soignant quelques personnes à 50 000$ la nuit à l’hôpital, à atteindre le niveau de dépenses de la France). En 2012, 11.6% du PIB Français était consacré aux dépenses de santé -contre une moyenne de 9.3% pour l’OCDE. Il s’agit alors de 3.476 dollars par habitant en PPA… contre 7.662 aux Etats-Unis. Un comparateur un peu plus intéressant puisqu’il prend en compte plus de données que le volume absolu.