L’actu éco en bref

La bourse de Paris ambitionne de commencer la dernière partie de son premier semestre en hausse modérée. La principale cause de ce léger regain serait la présence de BNP Paribas qui, alors qu’elle est au cœur de troubles pénaux engendrés par les législations américaines, pourrait permettre à la bourse d’enregistrer une augmentation. Autre actualité du début du trimestre: l’inflation dans l’Union Européenne -ou plus exactement dans la zone euro, puisque c’est cette monnaie qui devrait la subir.

BNP Paribas: le dossier du moment

Les Etats-Unis sont sur le point de condamner BNP Paribas au versement d’une amende encore inédite: près de 9 milliards seront demandés à la banque française, à qui l’on reproche d’avoir violé l’embargo US envers certains pays. Pendant un an, de plus, la BNP devrait se voir refuser le droit de commercer en dollar pour certaines opérations. C’est ce que doit envisager la Bourse de Paris, qui devrait malgré tout finir en hausse au début de la dernière séquence de ce trimestre. Ces événements sont concomitants à de nombreuses manifestations macroéconomiques qui sont elles-mêmes l’amorce des résultats trimestriels aux Etats-Unis à tomber dans la semaine. Pour l’instant, le CAC 40 enregistre une hausse de plus de 3% sur le semestre précédent. Le SP 500 New-Yorkais, lui, affiche un fier +6%. On attend du CAC 40 qu’il s’en rapproche en termes d’augmentations.

Zone euro en inflation au mois du juin

Autre élément clé du moment: une inflation dont on attend une certaine stabilité autour de 0.5% pour une année complète en Europe. Les dirigeants des pays de la zone euro se plaignent souvent de son niveau trop faible flirtant avec des taux déflationnistes dans certains pays. On envisage difficilement qu’un petit 0.5% permette la reprise, néanmoins on espère qu’il ne servira plus d’excuses aux grands patrons et qu’il permettra, au contraire, d’inspirer des taux plus élevés par la suite -si c’est bien ce dont on a besoin pour sortir de la crise.